Gender fluid : Bye bye binary — des imaginaires possibles autour d’une typographie inclusive

Dates : du 14 au 16 novembre

Lieu : Bibliothèque RoSa. 40 rue de la Senne, 1000 Bruxelles - www.rosavzw.be *

nombre de participant.e.s : 25

enseignant.e.s responsables : Caroline Dath, Loraine Furter, Ludi Loiseau

inscription : bienvenue@genderfluid.space

La bibliothèque RoSa, située au centre de Bruxelles, possède la plus grande collection polyglotte sur le genre et le féminisme en Belgique.

Workshop — session de recherche

Les débats récents autour de l’écriture inclusive apparaissent comme un terrain de recherche à explorer, particulièrement dans le domaine de la typographie. L’écriture inclusive propose des formulations plus représentatives que celles où le masculin a été imposé comme forme neutre, générique, s'inscrivant dans une histoire du langage patriarcale et exclusive que nous héritons du 17e siècle, combiné à une langue française très genrée. Aujourd'hui des formes de rédaction se développent pour mieux représenter les différents genres et dépasser la binarité des genres féminin/masculin, avec l'usage de signes de ponctuation é·e et de formes hybrides comme «iel»… Le workshop propose d'explorer de nouvelles formes graphiques et typographiques, notamment le travail de nouvelles glyphes (lettres, ligatures, points médians, éléments de liaisons ou de symbiose). Par exemple le «iel» qui pourrait contenir une glyphe spécifique combinant le i et le e (tout comme le o et le e dans la glyphe œ).

Participation

Le nombre de participan* au workshop est limité à 25 pour des questions pratiques et de nécessaire concentration. Les participan* seront en grande partie des étudian* en typographie à l'ERG et à la Cambre, mais quelques places sont disponibles pour que d'autres personnes puissent nous rejoindre avec leur motivation sous le coude. Nous travaillons à mettre en place un safe space, et demandons à toustes de nous envoyer vos motivations par email, sous la forme qui vous correspond le mieux → bienvenue@genderfluid.space ♡ au plus tard pour le 1er novembre 2018.

Programme

Mercredi 14 — 9h30 → 20h00

Présentation des intervenan*

Roxanne Maillet — "On aime pas ça parce qu'on devient deux"

Ludi Loiseau et Pierre Huyghebaert — horizons typographiques et digitaux des émoji, graphies étrangères et inclusivité

Lancement des travaux de dessins de glyphes en parallèle de travaux d'application dans les textes

18h30-20h00 — "Typographie, Histoire, Pouvoir" — Conférence de Tiphaine Kazi-Tani — Soirée ouverte au public

Jeudi 15 — 9h30 → 20h00

Loraine Furter — Inclusivité intersectionnelle, différentes habilités à lire, ♀ et technologies

Hélène Mourrier — Corps et signes non stéréotypiques

Poursuite des travaux de dessins de glyphes en parallèle de travaux d'application dans les textes

14h00 (en parallèle du dessin)— Caroline Dath — Oralité inclusive et lectures collectives (Wittig, Bourcier, Butler, …) + Glyphes en ondes (enregistrement d'un podcast radio Teaching To Transgress).

Poursuite des travaux de dessins de glyphes en parallèle de travaux d'application dans les textes

Soir — Performance d'Hélène Mourrier au Pink Screens

Vendredi 16 — 9h30 → 20h00

Poursuite des travaux de dessins de glyphes en parallèle de travaux d'application dans les textes

16h00 — fin des travaux et déplacement au cinéma Nova

18h00 — lecture-exposition avec apéro au Pink Screens (résultats du workshop: affiches et éditions)

Intervenan*

Six personnes encadreront le workshop :

Caroline Dath, professeure en graphisme (erg), participante au groupe de recherche Teaching To Transgress et graphiste au sein du studio Kidnap Your Designer qui travaille, entre autres, en partenariat avec des associations actives dans le milieu LGBTQI+ (Genres d’à côté, Pink Screens, Exæquo, RainbowHouse) où les questions d’écriture inclusive sont interrogées.

Loraine Furter, graphiste, chercheuse, et enseignante en communication visuelle et graphique à l’erg et l’Académie royale de Bruxelles. Au sein du collectif Just for the record, elle interroge les représentations dans le cyberespace, avec une perspective féministe intersectionnelle et inclusive, et son projet de recherche Speaking Volumes traite des publications féministes, entre art et activisme.

Louis Garrido, étudiant en Master 2 Politique et expérimentation graphiques, il déploie une pratique multiple du dessin de caractères et un investissement dans le corps actif du Conseil Étudiant de l’école.

Laure Giletti, enseignante du master en typographie à la Cambre à Bruxelles. La prise de conscience de la nécessité qu'il y a à développer des formes d'hospitalités langagières par les moyens de la typographie est consécutive à son métier, qui consiste en grande partie à mettre en forme des langages écrits. Œuvrer à leur usage dans des contextes où elles ne sont pas prescrites est une de ses préoccupations quotidiennes.

Pierre Huyghebaert, enseignant responsable du master en typographie à la Cambre à Bruxelles, a une pratique quotidienne du graphisme, de la typographie et de la cartographie avec le studio Speculoos et le collectif Open Source Publishing, plutôt sur la face outils logiciels comme objets culturels et politiques.

Ludi Loiseau, professeure en typographie et conférencière en cultures numériques (erg), membre de l’association OSP (Open Source Publishing), atelier expérimental et performatif aux pratiques digitales outils logiciels libres.

Entouré·e·s de trois invitées :

Tiphaine Kazi-Tani, chercheu et enseignan en design (Cité du Design / CoDesign Lab Telecom ParisTech). Son travail de recherche se porte sur des manières mineures ou minoritaires de faire du design (queer, trans, aux marges des normes).

Roxanne Maillet, graphiste, fondatrice du Cave Club à Bruxelles, espace sous terrain où des auteures sont invitées à mettre en voix leurs écrits et a les transformer en support d’échange avec une assemblée, organisatrice de workshops de typographie non binaire où elle invite les participants à se questionner sur les alternatives possible de pronoms et de conjugaisons que le langage hétéro-normatif français nous impose.

Hélène Mourrier, designer / plasticien, se bat pour les vies queer dans le champ de l’art et du design car «we are bodies that matter».

Une initiative combinée de l'Erg et de La Cambre, avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Dernière modification effectuée le 12 novembre 2018.