Document / Monument / mémoires intermédiaires

Dates : lundi 12 au vendredi 16 novembre 2018

Lieu : extérieur

Nombre de participant.e.s : priorité aux étudiant.e.s du Master PEG

Enseignant.e.s responsables : Pierre-Philippe Duchâtelet, Guy Woueté

inscription : pierrephilippe@lavillahermosa.com

workshop proposé par le master Design et politique du multiple et destiné aux étudiants de l'atelier pluridisciplinaire.

L'idée de départ est de penser une relation entre des groupes. Il se pourrait bien qu'une poignée de sable face l’affaire dans la façon d'écrire une histoire dissonante. Nos gestes performent la mémoire. Comme des cendres dispersées, le démantèlement d’un monument n'altère pas la mémoire de celui-ci. Un tel geste active le terrain vague qui succède, sans encombre, au monument, et introduit quelque chose d'informel, de décalé et de toujours en devenir. Au fil des décennies, certains monuments sont presque parvenus (aux yeux de beaucoup de personnes), dans leur puissance dominatrice, à se défaire du contexte et du passé problématique qui leur est propre. Combien, parmi les milliers de visiteurs de l’Atomium ou de la Tour Eiffel se questionnent, au-delà des brochures et guides touristiques, sur ce que sont réellement ces monuments? Ce qu’ils incarnent et pourquoi ils sont à ce point intégrés dans le jeu de la surenchère de l’image des pays qui les abrite? Au même titre que la Tour Eiffel, qui fut construite pour l’inauguration de l’exposition universelle de Paris en 1889, l'Atomium est un symbole de domination coloniale dans l'espace public belge. Créer pour l’expo 58, cette sculpture un peu bizarre pourrait célébrer bien plus que la découverte de l’atome. Dans le contexte actuel de décolonisation et de (re)construction des liens sociaux, les étudiants et moi allons poser quelques interrogations sur ce monument à forte valeur commémorative.

Démanteler l'Atomium par un processus de recherche/collecte d'éléments:

- visites sur le site du Heysel (qui est aussi le site phare de l'expo 58 et le lieu d'implantation de l'Atomium).

- visites des Archives Générales du Royaume et des Archives de la ville de Bruxelles en lien avec l'Atomium et l'expo 58.

Nous essayerons de comprendre le mouvement Rhodes Must Fall qui a réussi en 2015 à faire déboulonner une sculpture géante de cette figure de l’impérialisme britannique jadis installée à l'entrée de l'Université du Cap en Afrique du Sud.

Dernière modification effectuée le 12 novembre 2018.