




Participation du Master Récits et Expérimentations / Narration spéculative de l’erg à l’exposition PROSPECTUS
Corinne Diserens / Didier Debaise / T.J. Demos / erg’s Spéculation Narrative / Yvan Flasse / Pierre Huyghebaert / Olivier Marboeuf / Vincent Meessen / Jean-Pierre Rehm / Katrin Solhdju / Fabrizio Terranova
L’exposition est étroitement liée au projet de recherche et livre de l’artiste Vincent Meessen , Prospectus. Vincent Meessen a vu la projection du film Vita Nova et la soirée qui l’accompagne comme l’occasion idéale pour travailler avec différents intervenants et pour lancer Prospectus.

http://www.netwerk-art.be/fr/activities/film/800
Programme :
Pendant le jour
15h00 Pause
16h00 Jean-Pierre Rehm
16h30 Corinne Diserens - Obscure White Messenger
17h00 Olivier Marboeuf
17h30 TJ Demos - Specters of colonialism (en anglais)
18h00 Pierre Huyghebaert / Vincent Meessen
18h30 Conclusions
Pendant le soir
20h30 Films : Miranda Pennell : "Why Colonel Bunny was killed" + tba
21:30 Echange collectif sur le(s) film(s)

Mardi 31 janvier 2012, de 14 à 17h (Auditoire III, Rue d’Irlande, 57) :
Projection d’une sélection de films de Marcel Broodthaers, 16mm, présentée par Maria Gilissen, Yves Depelsenaire et Alain Géronnez, suivie d’une communication sur l’exposition "Décor : A Conquest by Marcel Broodthaers" à l’ICA, Londres, 1975 par Yves Depelsenaire (psychanaliste et auteur)
Aborder l’oeuvre de Marcel Broodthaers par le biais d’un rapport établi entre Poète et Muse a tout l’air d’un paradoxe – voire d’un mauvais paradoxe. À première vue, s’il existe un travail tout entier arc-bouté contre la mythification du statut de l’artiste et de son inspiration, c’est celui de l’homme qui déclarait emblématiquement – et humoristiquement – dans le carton aujourd’hui célèbre invitant au vernissage de sa première exposition, en avril 1964 à la Galerie Saint-Laurent à Bruxelles :
"Moi aussi je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose et réussir dans la vie. Cela fait un moment déjà que je ne suis bon à rien. Je suis âgé de quarante ans…
L’idée enfin d’inventer quelque chose d’insincère me traversa l’esprit et je me mis aussitôt au travail. Au bout de trois mois, je montrai ma production à Ph. Edouard Toussaint le propriétaire de la Galerie Saint-Laurent.
Mais c’est de l’art, dit-il, et j’exposerais volontiers tout ça.
D’accord, lui répondis-je.
Si je vends quelque chose il prendra 30%,
Ce sont paraît-il des conditions normales,
certaines galeries prenant 75%.
Ce que c’est ?
En fait, des objets."
Cette projection prolonge la discussion, sous l’impulsion de Thierry de Duve, autour de Marcel Broodthaers et le musée, avec Jean-Philippe Antoine (auteur de "La traversée du XXe siècle. Joseph Beuys, l’image et le souvenir" et "Marcel Broodthaers – Moule, Muse, Méduse"), Thierry de Duve (co-fondateur de l’erg, spécialiste des résonances du ready-made duchampien et auteur de nombreux ouvrages dont "Faire école (ou la refaire ?)"), Dirk Snauwaert (directeur du WIELS, Bruxelles et auteur d’une thèse et de nombreux textes sur Marcel Broodthaers) et Corinne Diserens (directrice de l’erg et commissaire de la rétrospective Marcel Broodthaers au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2001) du mardi 24 janvier 2012.
Le Master Récits et Expérimentations / Narration spéculative de l’erg invite la plateforme curatoriale
Mardi 24.01.2012 à 14h, Auditoire de l’erg
Procès fictifs, uchronies, reenactements – des histoires contrefactuelles réécrites par l’art contemporain
Depuis quelques années, des artistes telles que Marina Abramovic, Catherine Sullivan ou Yoko Ono, usent de la technique du re-enactment (de reconstitution d’événements connus de l’histoire) pour rejouer des performances célèbres et revisiter l’histoire de la performance. Si pour elles, cette esthétique de la reprise se limite à l’histoire de l’art comme champ de spéculation et de réécriture, d’autres artistes tels Jeremy Deller, Frédéric Moser & Philippe Schwinger, Mark Tribe, Irina Botea, ou le Center for Historical Re-enactments performent un événement historique, un discours politique, remettent en scène une archive, pour mieux révéler les impensés, les oublis, les angles morts des écritures politiques de l’histoire et en proposer de nouvelles interprétations. Reconstituer l’histoire depuis un autre site pour mieux nous en faire entendre les résonnances aujourd’hui et produire des contre-récits historiques. A rebours de l’idéologie d’une fin de l’histoire, fonctionnant parfois par uchronie ou de manière prospective, le re-enactement produit « l’archéologie symbolique » d’une lutte, d’une révolution, d’une guerre, d’un événement médiatique, nous rappelant que le présent est un site de production du passé et que toute archive est performative.
Simultanément, toujours dans le champ de l’art, des pratiques performancielles, empruntant de manière privilégiée des formes énonciatives se multiplient, qu’elles soient de l’ordre de la conférence-performance (Rabih Mroué, Khalil Joreige& Joana Hadjithomas, Louise Hervé & Chloé Maillet), ressortissant souvent d’un tournant pédagogique de l’art(Mathilde Monnier & Jean-Luc Nancy, Andrea Fraser, etc.) ou de dispositifs de paroles qui théâtralisent des rencontres publiques (Nicoline van Harskamp, Tino Sehgal, Tania Bruguera, etc.).
Plus particulièrement, certains artistes (Olive Martin et Patrick Bernier, Internacional Errorista, United Nations Plaza), et également cinéastes (Abderrahmane Sissako, Jean-Stéphane Bron, Marcel Hanoun), en mettant en scène des procès fictifs ont utilisé une esthétique judiciaire de manière à construire des espaces verbaux spéculatifs qui ouvrent dans la sphère publique des questionnements par ailleurs impossibles à tenir. C’est sous cette forme uchronique que se déploient des fragments décisifs du moment culturel et politique contemporain.
Conférence d’Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros
+ PROGRAMMATION AU BOZAR - 20h
http://www.bozar.be/activity.php ?id=12096&selectiondate=2012-1-24
Re-enactment / Refaire histoire : Jeremy Deller & Mike Figgis / Frédéric Moser & Philippe Schwinger (une programmation proposée par Le peuple qui manque)
Créé en 2005 par Kantuta Quirós & Aliocha Imhoff, curateurs et critiques, Le peuple qui manque est une plate-forme curatoriale, un distributeur de films d’artistes et un laboratoire de réflexion entre art contemporain, cinéma et théorie critique, à l’origine de nombreux d’évènements (festivals, symposiums, expositions, rétrospectives) et publications. Le peuple qui manque a été invité par de nombreux centres d’art/musées dont le Centre Pompidou ; Palais de Tokyo ; Musée du Quai Branly ; le BAL ; le 104 ; Beaux-Arts de Paris ; Festival d’Automne ; IMEC/Abbaye d’Ardenne ; MIX New York ; le Lieu Unique ; Centre d’Art du Parc St Léger ; etc.







Mardi 31 janvier 2012, de 14 à 17h (Auditoire III, Rue d’Irlande, 57) :
Projection d’une sélection de films de Marcel Broodthaers, 16mm, présentée par Maria Gilissen, Yves Depelsenaire et Alain Géronnez, suivie d’une communication sur l’exposition "Décor : A Conquest by Marcel Broodthaers" à l’ICA, Londres, 1975 par Yves Depelsenaire (psychanaliste et auteur)
Aborder l’oeuvre de Marcel Broodthaers par le biais d’un rapport établi entre Poète et Muse a tout l’air d’un paradoxe – voire d’un mauvais paradoxe. À première vue, s’il existe un travail tout entier arc-bouté contre la mythification du statut de l’artiste et de son inspiration, c’est celui de l’homme qui déclarait emblématiquement – et humoristiquement – dans le carton aujourd’hui célèbre invitant au vernissage de sa première exposition, en avril 1964 à la Galerie Saint-Laurent à Bruxelles :
"Moi aussi je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose et réussir dans la vie. Cela fait un moment déjà que je ne suis bon à rien. Je suis âgé de quarante ans…
L’idée enfin d’inventer quelque chose d’insincère me traversa l’esprit et je me mis aussitôt au travail. Au bout de trois mois, je montrai ma production à Ph. Edouard Toussaint le propriétaire de la Galerie Saint-Laurent.
Mais c’est de l’art, dit-il, et j’exposerais volontiers tout ça.
D’accord, lui répondis-je.
Si je vends quelque chose il prendra 30%,
Ce sont paraît-il des conditions normales,
certaines galeries prenant 75%.
Ce que c’est ?
En fait, des objets."
Cette projection prolonge la discussion, sous l’impulsion de Thierry de Duve, autour de Marcel Broodthaers et le musée, avec Jean-Philippe Antoine (auteur de "La traversée du XXe siècle. Joseph Beuys, l’image et le souvenir" et "Marcel Broodthaers – Moule, Muse, Méduse"), Thierry de Duve (co-fondateur de l’erg, spécialiste des résonances du ready-made duchampien et auteur de nombreux ouvrages dont "Faire école (ou la refaire ?)"), Dirk Snauwaert (directeur du WIELS, Bruxelles et auteur d’une thèse et de nombreux textes sur Marcel Broodthaers) et Corinne Diserens (directrice de l’erg et commissaire de la rétrospective Marcel Broodthaers au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2001) du mardi 24 janvier 2012.

Participation du Master Récits et Expérimentations / Narration spéculative de l’erg à l’exposition PROSPECTUS
Corinne Diserens / Didier Debaise / T.J. Demos / erg’s Spéculation Narrative / Yvan Flasse / Pierre Huyghebaert / Olivier Marboeuf / Vincent Meessen / Jean-Pierre Rehm / Katrin Solhdju / Fabrizio Terranova
L’exposition est étroitement liée au projet de recherche et livre de l’artiste Vincent Meessen , Prospectus. Vincent Meessen a vu la projection du film Vita Nova et la soirée qui l’accompagne comme l’occasion idéale pour travailler avec différents intervenants et pour lancer Prospectus.

http://www.netwerk-art.be/fr/activities/film/800
Programme :
Pendant le jour
15h00 Pause
16h00 Jean-Pierre Rehm
16h30 Corinne Diserens - Obscure White Messenger
17h00 Olivier Marboeuf
17h30 TJ Demos - Specters of colonialism (en anglais)
18h00 Pierre Huyghebaert / Vincent Meessen
18h30 Conclusions
Pendant le soir
20h30 Films : Miranda Pennell : "Why Colonel Bunny was killed" + tba
21:30 Echange collectif sur le(s) film(s)

Le Master Récits et Expérimentations / Narration spéculative de l’erg invite la plateforme curatoriale
Mardi 24.01.2012 à 14h, Auditoire de l’erg
Procès fictifs, uchronies, reenactements – des histoires contrefactuelles réécrites par l’art contemporain
Depuis quelques années, des artistes telles que Marina Abramovic, Catherine Sullivan ou Yoko Ono, usent de la technique du re-enactment (de reconstitution d’événements connus de l’histoire) pour rejouer des performances célèbres et revisiter l’histoire de la performance. Si pour elles, cette esthétique de la reprise se limite à l’histoire de l’art comme champ de spéculation et de réécriture, d’autres artistes tels Jeremy Deller, Frédéric Moser & Philippe Schwinger, Mark Tribe, Irina Botea, ou le Center for Historical Re-enactments performent un événement historique, un discours politique, remettent en scène une archive, pour mieux révéler les impensés, les oublis, les angles morts des écritures politiques de l’histoire et en proposer de nouvelles interprétations. Reconstituer l’histoire depuis un autre site pour mieux nous en faire entendre les résonnances aujourd’hui et produire des contre-récits historiques. A rebours de l’idéologie d’une fin de l’histoire, fonctionnant parfois par uchronie ou de manière prospective, le re-enactement produit « l’archéologie symbolique » d’une lutte, d’une révolution, d’une guerre, d’un événement médiatique, nous rappelant que le présent est un site de production du passé et que toute archive est performative.
Simultanément, toujours dans le champ de l’art, des pratiques performancielles, empruntant de manière privilégiée des formes énonciatives se multiplient, qu’elles soient de l’ordre de la conférence-performance (Rabih Mroué, Khalil Joreige& Joana Hadjithomas, Louise Hervé & Chloé Maillet), ressortissant souvent d’un tournant pédagogique de l’art(Mathilde Monnier & Jean-Luc Nancy, Andrea Fraser, etc.) ou de dispositifs de paroles qui théâtralisent des rencontres publiques (Nicoline van Harskamp, Tino Sehgal, Tania Bruguera, etc.).
Plus particulièrement, certains artistes (Olive Martin et Patrick Bernier, Internacional Errorista, United Nations Plaza), et également cinéastes (Abderrahmane Sissako, Jean-Stéphane Bron, Marcel Hanoun), en mettant en scène des procès fictifs ont utilisé une esthétique judiciaire de manière à construire des espaces verbaux spéculatifs qui ouvrent dans la sphère publique des questionnements par ailleurs impossibles à tenir. C’est sous cette forme uchronique que se déploient des fragments décisifs du moment culturel et politique contemporain.
Conférence d’Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros
+ PROGRAMMATION AU BOZAR - 20h
http://www.bozar.be/activity.php ?id=12096&selectiondate=2012-1-24
Re-enactment / Refaire histoire : Jeremy Deller & Mike Figgis / Frédéric Moser & Philippe Schwinger (une programmation proposée par Le peuple qui manque)
Créé en 2005 par Kantuta Quirós & Aliocha Imhoff, curateurs et critiques, Le peuple qui manque est une plate-forme curatoriale, un distributeur de films d’artistes et un laboratoire de réflexion entre art contemporain, cinéma et théorie critique, à l’origine de nombreux d’évènements (festivals, symposiums, expositions, rétrospectives) et publications. Le peuple qui manque a été invité par de nombreux centres d’art/musées dont le Centre Pompidou ; Palais de Tokyo ; Musée du Quai Branly ; le BAL ; le 104 ; Beaux-Arts de Paris ; Festival d’Automne ; IMEC/Abbaye d’Ardenne ; MIX New York ; le Lieu Unique ; Centre d’Art du Parc St Léger ; etc.