make money not art with a bit of sex and tech…

photo mosaic luiCette semaine à Bruxelles avait lieu une vente d’oeuvres d’artistes contemporains au profit d’une organisation d’aide à l’enfance. Cela se passait dans un hôtel de vente très huppé, place du Sablon, et le jour du vernissage de l’expo, tout le gratin aristocrate, mondain et chic de Belgique se pressait autour des petits fours, du champagne et du bric-à-brac de photos, peintures, sculptures où trop souvent le pire côtoie le meilleur.

Ainsi, cette photo mosaïque signée d’une certaine Karen de Mulder digne d’une page d’un magazine érotique des années 70′ et d’une de ces milliers de compositions que l’on trouve sur Internet, s’est vendue trois fois au prix de 8.000 EUR. Faut-il croire au second degré, se dire que l’artiste a voulu ici rendre service, faire oeuvre facile et bien vendable, tout au bénéfice de l’organisation de charité qui organise cette vente? N’en croyez rien, cela semble bien être du premier degré, très sérieux et très rentable. On est bien loin des googleramas de Fontcuberta…
Alors pauvres étudiants en art, pauvres artistes, pourquoi encore hésiter plus s’il vous faut un peu de fric? Prenez un surnom, faites de la merde mêlant un peu de sex et de high-tech, et sans scrupules et avec toute l’arrogance qu’il convient au grand art, vendez la aux riches ou aux parvenus qui aiment cela. Ne vous inquiètez pas: vous ne les volerez pas, cela fera du bien dans votre porte-feuille, et en plus si c’est pour une bonne oeuvre, alors on hésite plus…

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