Archive pour la catégorie 'Net Art'

Social Collider, Chrome experiments

Tuesday 19 January 2010

social colliderSocial Collider est un projet en ligne de Karsten Schmidt (aka toxi) et Sascha Pohflepp créé en 2009 et proposant une visualisation originale des connexions entre conversations sur Twitter. Projet original aussi dans sa mise en oeuvre puisqu’il est entièrement écrit en JavaScript dans le cadre de la collection Chrome Experiments initiée par Google pour tester les possibilités de Chrome, son nouveau navigateur web.

Chrome est un des instruments de Google pour mener à la disparition des logiciels tels qu’on les connait installés sur votre disque dur et imposer le navigateur web comme structure d’accueil de toutes applications venant de serveurs en ligne, des plus simples au plus complexes.

Social Collider est un instrument métaphorique qui pourrait être utilisé pour voir comment naissent et se propagent les memes” dixit toxi sur son blog. A lire l’article détaillant le projet, son approche, ses faiblesses.

Le site du projet: socialcollider.net

Goollery - galerie de projets utilisant Google

Wednesday 9 September 2009

VanityRingGoollery (www.goollery.org) est un site web collectionnant les projets utilisant Google et tous ses outils tels que Google Search, Maps, Earth, Chrome, SketchUp, Translate, Android, Calendar, YouTube, ou encore la marque Google.

La plupart des projets utilisent les interfaces de programmation de ces différentes applications (API) et démontrent comment on peut utiliser ou détourner les technologies Google, souvent pour des usages pratiques (ex. RoofRay pour calculer l’énergie solaire que vous pouvez récupérer du toit de votre maison) ou gadgets (ex. Toogle), mais c’est parfois plus imaginatif (ex. VanityRing de Markus Kison qui a entre autres commis un autre très beau projet Roermond-Ecke-Schönhauser croisant internet et monde physique).

Why Art in Virtual Worlds?

Tuesday 4 November 2008

avatar mattesLe dernier numéro (31/2008) du magazine électronique du CIAC (Centre International d’Art Contemporain de Montréal) est en ligne et entièrement consacré aux formes d’art dans les mondes virtuels en ligne (Second Life, World of Warcraft,…).
A lire sur www.ciac.ca/magazine/sommaire.htm

Au sommaire: une introduction de Patrick Lichty, des articles en Anglais et Français d’auteurs (artistes, critiques, théoriciens) tels que Fred Forest, Domenico Quarenta, Pau Waelder, Paule Mackrous,…

Art et Internet, les nouvelles figures de la création

Saturday 13 September 2008

Petite revue du livre Art et Internet, Les nouvelles figures de la création par Jean-Paul Fourmentraux, CNRS editions, 214pg, 2005

fourmentrauxLes livres d’universitaires (français) sur le Net Art sont trop rares, et en voici un particulièrement intéressant!
L’auteur propose une sociologie pragmatique du Net Art ou de l’art sur Internet. Débarassé de tout à priori (ex. ontologie de l’oeuvre d’art), il ne s’intérèsse pas à l’oeuvre une fois finie mais plutôt à ses processus d’élaboration, production et diffusion: il explore et analyse à partir d’études de cas concrets comment l’oeuvre - au départ intention d’un auteur - s’énonce, se négocie, se fait, se pose, se médie entre auteur, informaticien, producteur culturel et structure d’accueil, machine et lecteur-acteur/public.
A partir de la notion de dispositif revue dans le contexte du Net Art (composants autonomes - tels que programme, interface, contenus - parties d’un système non dissimulé), d’un examen de l’importance de l’interface (l’interface utlisateur qui permet l’interactivité et l’accès à l’oeuvre), il élabore une typologie d’oeuvres principalement basée sur les rôles du lecteur-acteur (de la navigation, contribution, altération jusqu’à l’altercation). Il en arrive à poser la nouvelle nature de l’oeuvre Net Art, à savoir processus en constant devenir plutôt qu’objet fini. Dans le contexte Internet où environnement de création, support de l’oeuvre et espace d’action et de diffusion ne font plus qu’un, l’acte de la médiation de l’oeuvre est mis en évidence, comme souvent aussi faisant oeuvre.
Au cours de son analyse, Fourmentraux s’appuiera formellement sur les relations auteur/machine/lecteur au risque de ne pas toujours cerner la vraie nature du Net Art mais plutôt de rappeler certaines spécificités des arts numériques, car ce trio recoupe aussi toute l’histoire du computer art bien avant le on-line ( generative art, algorithmic art, interactive art, art télématique,…), comme le témoigne d’ailleurs les nombreux exemples qu’il donne où trop souvent Internet se réduit à un vecteur de diffusion de formes numériques déjà connues (par ex. sur cd-rom).
Il poussera la définition de l’oeuvre en tant que processus jusqu’à considérer le dispositif et ses constituants comme dans un flux permanent et continu de changements nourris par la boucle feedback auteur / machine / lecteur-acteur. Si le Net Art est donc théoriquement potentiel d’oeuvres à la fluidité et instabilité extrêmes, échappant en partie à leur auteur et interrogeant les définitions classiques de l’oeuvre d’art, je ne vois pas encore aujourd’hui d’exemples aussi extrêmes, et d’ailleurs Fourmentraux n’en donne pas non plus.
En s’attachant à des grilles d’analyse formelles, Fourmentraux passe peut-être - pour moi - à côté d’autres réalités tout aussi fortes du Net Art: oeuvres sans interactivité, sans contribution ni modification par les utilisateurs (mais profondément Net, ex. fascinum de Christophe Bruno), ou encore toutes ces oeuvres aux dimensions politiques et activistes autant qu’artistiques, ses projets parfois techniquement complexes - mais qui sans remettre en cause les conventions et formes superficielles d’apparance, d’usage, d’interaction ou d’interface du médium Internet (en en jouant plutôt) - sont de véritables opérations hautement médiatiques, stratégiques, politiques et artistiques (iconoclastes, provocantes,…), se déployant dans plusieurs contextes (milieux de la net-culture et des sphères culturo-sociologiques), aux sens multiples, et générant de nombreux dérivés (discussions, polémiques ou encore objets se retrouvant sur le marché de l’art). Voir par ex. les projets de 0100101110101101.org, des Yes Men, de etoy, ou des projets tels Re-Code Liberating Capital ou encore GWEI en 2005 (après la parution de ce livre).
Un ouvrage à lire absolument tout autant pour les questions passionnantes que pose le Net Art sur la nature de l’oeuvre d’art et sa sociologie, que pour cette approche du sociologue où des concepts que j’utilise tous les jours en tant que praticiens (ex. interfaces, dispositifs, médiation, interaction, interactivité, auteur, lecteur/acteur) sont définis rigoureusement.

Liens:
- revue, compléments et liens sur wreck-this-mess
- une page sur l’auteur

White Glove Tracking, Michael Jackson reloaded

Monday 14 January 2008

white gloveWhiteGloveTracking est un projet super-intéressant d’analyses et visualisation de données proposé par Evan Roth et Ben Engebreth du Eyebeam. En partant de cette célèbre video de Michael Jackson où sa main gauche porte un gant blanc, ils ont lancé un processus collaboratif pour collecter toutes les positions de la main blanche dans tous les frames vidéos et proposer le data set résultant trackant ce gand blanc à toute interprétation digitale… Voir la galerie des résultats avec par exemple les clips de Zachary Lieberman (dont Height=Speed), l’artiste auteur de la superbe installation drawn, ou encore celui de l’artiste anversois Tim Knapen.

Et bien sûr on trouve aussi les codes sources en Processing et/ou OpenFrameWorks, une librairie de développement c++ pour artistes développée entre autres par Zach Lieberman. On va au-delà de la visualisation de données pour passer à leur interprétation par le code pour traiter ou proposer d’autres façons de voir ou entendre une vidéo existante. Démarré en Mai 2007, le projet est toujours en cours, ouvert à vos propositions.

LABoral : 2 ou 3 choses

Monday 21 May 2007

Les 3 expositions inaugurales de LABoral (voir mon article sur ce nouveau centre d’art) proposaient près de 200 artistes et beaucoup d’oeuvres intéressantes (même si la plupart n’étaient pas nouvelles). En voici une toute petite sélection, complètement partiale et personnelle, en fait celles dont mes prises de vue vidéo sont regardables (et une bonne raison pour commencer à mettre des vidéos sur ce blog). J’en ai filmé d’autres telles que ‘Alerting Infrastructure’ de Jonah Brucker-Cohen, tout à fait approprié dans ce bâtiment flambant neuf, mais le résultat est vraiment trop mauvais… (vaut mieux aller voir son site).

Dans l’exposition gameworld, Walter Langelaar (que j’avais invité à Art+Game fin 2006) propose nOtbOt : un ordinateur qui joue tout seul, qui n’a plus besoin d’un joueur humain, quasi onaniste! D’ailleurs la notice invite le visiteur à saisir le joystick - ce que très peu osent faire bien évidemment (on ne touche pas une ‘oeuvre’ si bien posée, même dans une exposition interactive) - et c’est là qu’on se rend compte que ce joystick est complètement et fortement tenu par la machine, que vous n’avez plus aucune prise et plus rien à faire dans cette partie.

Dans l’exposition ‘Feedback’, je n’ai pu m’empêcher de filmer ce travail de Christa Sommerer et Laurent Migonneau, Life Writer, où comment les 2 artistes augmentent avec élégance et simplicité un objet du monde du siècle passé, tout en nous plongeant dans certaines de leurs préoccupations (code génétique, artificial life).

Toujours dans ‘Feedback’, une pièce de Marie Sester, Threatbox.us, dont le propos (l’emprise des médias, pour simplifier) et la forme (on se retrouve ‘bombardé’ par les médias) me rappellent Salt Lake, l’installation de Tom Heene et Yacine Sebti que j’ai produite (mais la vidéo sur le site de Marie est bien plus claire que la mienne…)

Dans ‘Feedback’, la confrontation avec des travaux précurseurs était permanente, comme par exemple avec les ‘Goggles’ (1968) de Lygia Clark, objet conçu non pour une contemplation passive, mais comme point de départ à une expérience interactive et participative.

Synthetic performances: reenacting Beuys in SL

Saturday 24 March 2007

beuysEva and Franco Mattes (a.k.a. 0100101110101101.ORG, artistes spécialisés en plagiérisme, ré-appropriation ou guerilla marketing - voir par ex. les projets Vaticano.org, NikeGround, Biennale.py, Marko Daver, Copies,…) débutent une série de performances dans les mondes virtuels. Celles-ci remettent en scène des performances artistiques historiques, et la première sera la recréation de ‘7000 chênes’ de Joseph Beuys dans Second Life. Le premier arbre virtuel a été planté avec sa première pierre en basalte synthétique le 16 mars 2007, soit 25 ans après le début de la performance de Beuys à la Documenta 7 de 1982. Les habitants de SL pourront participer en plantant des pierres et des arbres dans leur propriétés (on ne dit pas si ceux-ci sont payants ou gratuits…).

Sont programmés un reenacting d’Acconci puis d’Abramovic. Et on imagine que cela ne s’arrêtera pas là, une série déclinable à l’infini… de quoi se positionner dans SL (c’est fou ce qu’on peut y faire en calquant la First Life et toute son histoire).
Plus d’infos sur : 0100101110101101.ORG

The Ad Generator

Sunday 28 January 2007

adGeneratorLe projet ‘Ad Generator‘ explore comment la publicité exploite et manipule le langage. Les mots et structures sémantiques de slogans commerciaux sont mélangés aléatoirement pour générer des slogans générés algorithmiquement. Le logiciel illustre ensuite le slogan en puisant dans le site communautaire de photos Flickr. Le résultat est un flux continu construit à la volée d’annonces publicitaires fausses mais étrangement réelles. Suprenant, addictif même.
On est devant une autre sorte de cartographie ici de la sémantique publicitaire reconstruite en utilisant non pas les images de satellites comme Google Map, ou celles de l’artiste comme Alain Paiement, mais l’immense base de données de photos générées et “taxinomées” (ou plutôt “folksonomées“) par des millions d’humains sur Flickr.

Un projet de Alexis Lloyd, designer et artiste new media et aussi étudiante terminant sa thèse au Design and Technology department de Parsons New School of Design, New York. A voir sur www.theadgenerator.org.

Greenpeace utilise les tactiques des net-activistes

Saturday 30 September 2006

Green AppleGreenpeace vient d’ouvrir un site parodiant le site d’Apple (même graphisme, même style de communication, même navigation)… une vraie réplique pour faire passer son message: à quand un Apple vraiment écologique !

C’est bien la première fois (me semble-t’il) qu’une ONG utilise des tactiques classiques des net artistes activistes: la parodie, le pastiche, l’usurpation d’identité. Pensons par exemple aux Yes Men avec leur célèbre site prenant depuis 1999 le nom de domaine GATT.org, se faisant passer ainsi pour l’organisation du commerce mondial (le GATT / WTO) pour dénoncer les méfaits de la globalisation, ou encore au collectif 0100101110101101.org ouvrant en 2004 le site NikeGround pour présenter la “nouvelle stratégie” de communication ‘rethinking space’ de Nike.

“Internet Art” de Rachel Greene

Tuesday 19 September 2006

Internet Art - Rachel GreenePublié en 2004, ce petit livre précis, concis retrace l’histoire récente du Net Art apparu début des années 90′. Ecrit par Rachel Greene, éditeur de Rhizome.org, une des premières et plus grandes communautés en ligne des artistes électroniques.
Indispensable et pas cher comme son autre compagnon “Digital Arts” de Christiane Paule aussi édité par Thames&Hudson!

Plus d’infos sur www.thameshudson.co.uk

Existe aussi en version française, voir par ex. sur amazon.fr
Interview de Rachel Greene sur www.artificial.dk/articles/rachelgreene.htm