Archive pour la catégorie 'Software'

Patent Absurdity: how software patents broke the system

Thursday 22 April 2010

end patentL’absurdité des brevets: comment la brevetabilité du logiciel casse le système, met en danger les développeurs, paralyse l’innovation, le progrès technologique et l’industrie.

Un film tout récent de Luca Lucarini produit par la Free Software Foundation et téléchargeable gratuitement. Réalisé à la veille d’un jugement très attendu aux USA sur le procès Bilski, un des plus grands procès logiciels dont les conclusions risquent d’être déterminantes pour le futur des brevets.

A voir sur http://patentabsurdity.com/

Goollery - galerie de projets utilisant Google

Wednesday 9 September 2009

VanityRingGoollery (www.goollery.org) est un site web collectionnant les projets utilisant Google et tous ses outils tels que Google Search, Maps, Earth, Chrome, SketchUp, Translate, Android, Calendar, YouTube, ou encore la marque Google.

La plupart des projets utilisent les interfaces de programmation de ces différentes applications (API) et démontrent comment on peut utiliser ou détourner les technologies Google, souvent pour des usages pratiques (ex. RoofRay pour calculer l’énergie solaire que vous pouvez récupérer du toit de votre maison) ou gadgets (ex. Toogle), mais c’est parfois plus imaginatif (ex. VanityRing de Markus Kison qui a entre autres commis un autre très beau projet Roermond-Ecke-Schönhauser croisant internet et monde physique).

openFrameworks à Ars Electronica 08

Sunday 5 October 2008

OFlabIco.pngZachary Lieberman et Théo Watson, les créateurs de openFrameworks, la librairie C++ pour du coding créatif (j’en avais déjà parlé ici), se sont installés au festival Ars Electronica 08 sous forme d’un OF Lab ouvert aux propositions du public. Avec une équipe d’une dizaine d’artistes-codeurs, hackers et autres bidouilleurs (sélectionnés après un appel cet été), ils ont réalisé en un processus continu des projets directement issus des propositions du public tout au long du festival. OF Lab est une expo ‘guerilla’ au milieu et dans le festival, un processus expérimental ouvert entre propositions, expérimentations, réalisations et expositions des résultats avec boucle de feedback direct entre créateurs et public.

OFLabSketch.jpgOF Lab était une construction ouverte à tous et transparente, une grande structure construite d’échafaudages tubulaires entre bateau pirate et medialab. Le public y faisait ses propositions enregistrées en vidéo sous forme de 5 mots à écrire sur un tableau. Bien sûr tout est documenté et exposé grâce à plusieurs dispositifs interactifs plutôt bien conçus : des propositions du public jusqu’aux résultats. Chapeau!

Voir mon petit reportage vidéo sur vimeo

Liens:
openFrameworks: www.openframeworks.cc
Le blog de OF Lab @ Ars: ars.oflab.cc
Photos sur flickr
OF lab sur Ars Electronica: www.aec.at

Pure Data : un max/msp en open source

Friday 28 January 2005

PD (Pure Data), créé par Miller Puckette (l’auteur du premier Max), est l’équivalent en open source de Max/Msp. PD est gratuit, tourne sur Windows, Linux et Mac OSX.
Comme Max, PD est un environnement de programmation visuelle au départ orienté vers l’audio temps réel. La communauté PD s’agrandit tous les jours, et il existe des extensions pour la vidéo et la 3D (openGL) relativement stables pour Windows et Linux (sur Mac OSX c’est plus capricieux).

Comme souvent pour les projets Open Source, et plus particulièrement sous Linux, l’installation de PD peut se révéler difficile, surtout lorsqu’il faut gérer des cartes vidéo, sons, et autres hardwares spécifiques… La doc est assez spartiate et pas toujours complète, les exemples et tutoriaux sont à dénicher à gauche et à droite. En gros, PD est un environnement moins poli, moins fini que son équivalent commercial Max de Cycling74, mais avec un peu de patience cela fonctionne très bien, c’est de plus en plus utilisé, c’est gratuit et logiciel libre !

Liens:

crca.ucsd.edu/~msp : le site de Miller Puckette avec docu. de base;
puredata.info : Pure Data Portal;
pd.iem.at : le site Pure Data de l’IEM avec installeurs, et database des externes;
at.or.at/hans/… : un site d’installeurs PD dont versions OSX;
gem.iem.at : GEM la libraire graphique (3D openGL), vidéo de base et multimedia;
directory.fsf.org/pdp : PDP, Pure Data Packet par Tom Schouten (Leuven), libraire généraliste de paquets, matrices pour traitements vidéo et autres;
ydegoyon.free.fr/… : PiDiPi, libraire effets vidéo temps réel au-dessus de PDP;
interface-z.com : utilise PD pour controler la plupart de leurs capteurs; nombreux exemples;
www.idecibel.com/… : tutorial PD en français;
multimedialab.be : la page PD de Marc Wathieu.

processing: environnement “art du code”

Friday 28 January 2005

processingLa première version de Processing est apparue le 2 aôut 2002. Depuis, l’environnement initialement pédagogique de Ben Fry et Casey Reas est devenu une vraie communauté autour du code comme matière de création et pratique artistique. Processing a reçu le Golden Nica à Ars Electronica 2005 (catégorie Net Community) et est aujourd’hui aussi bien utilisé dans de nombreuses écoles d’art et de design pour enseigner les concepts de la programmation, que comme environnement pour tester rapidement des idées, ou comme outil pour produire des oeuvres à base de logiciels (net art, software art, installations interactives,…).

Processing est le descendant direct de la philosophie de John Maeda auteur de ‘Designing by Numbers’, “Media @ Maeda”, directeur du Aesthetics & Computation Group au MIT dont Casey Reas et Ben Fry furent les étudiants.

Processing est un projet open source et bâti sur le langage standard du net, Java: un programme Processing est compilé en Java, et donc exécutable sur quasi toutes les plateformes (Linux, Mac, PC, mobiles,…) et publiable directement sur le web.

Processing c’est un langage de programmation simple mais complet, et un environnement de développement réduit à l’essentiel. Le langage est un Java simplifié incluant des fonctions de base pour dessiner à l’écran en 2d et 3d, un langage “pur” débarassé des idiosyncrasies de la plupart des langages devenus obèses des accidents de leur évolution et ajouts successifs (voir ActionScript ou Lingo). L’environnement de développement est spartiate (une fenêtre édition de code, une fenêtre résultat) et appréhendable immédiatement. Processing est conçu pour aller à l’essentiel: apprendre, tester, ou produire et jouer avec du code pour des usages créatifs (ou autres).

Aujourd’hui Processing est enrichi de nombreuses librairies: video, vision et motion tracking (Myron), réseau, audio, 3d (openGL), protocoles OSC et de communication avec Max, mySQL,… Des projets parallèles proposent des variantes pour hardware (Wiring pour du Physical Computing) et mobilophone.

Le site Processing propose bien sûr toute la doc, les tutoriaux, les librairies, mais est aussi le site de la communauté: exposition de projets (avec souvent code source), forums, librairies, happenings, workshops, écoles, artistes,…
Processing est utilisé par des artistes tels que Golan Levin, Georges Legrady, ART+COM, Marius Watz, Jonah Brucker-Cohen, Jared Tarbell, Juha Huuskonen, Josh Nimoy, Marc Napier, Lia, Josh On, Soda,…
Processing est gratuit et tout qui veut peut y contribuer.

www.processing.org

Liens:

www.processingblogs.org : le blog de Tom Garden, plein de nouvelles from around the world;
www.processinghacks.com : un wiki plus orienté “hacks” et astuces;
del.icio.us/tag/processing.org : pour suivre les dernier projets faits en Processing;
www.ecole-art-aix.fr/… : le cours de programmation super pédagogique et illustré de Douglas Eric Stanley (Ecole d’Art, Aix en Provence).

max/msp/jitter : la boîte à outils sons/images temps réel

Thursday 27 January 2005

Max est un environnement de programmation visuelle créé à l’IRCAM (Paris) début des années 90 par Miller Puckette (qui créera PD plus tard). Au départ Max a été conçu pour gérer les connexions (patches) entre ordinateurs et périphériques audio (synthétiseurs, effets, interfaces de contrôle,…) connectés en MIDI. Max a évolué pour devenir aujourd’hui un outil permettant de définir et gérer des processus complexes temps réel mêlant audio, vidéo, 3D, réseau, capteurs,…

Une Communauté d’utilisateurs artistes audiovisuels.
Max est utilisé depuis plus de 15 ans dans les communautés ‘musique électronique’ (de toutes les tendances de l’électro jusqu’aux centres de recherches en musique électronique contemporaine “savante”) et ‘arts électroniques’… C’est en partie la taille de ces communautés, leurs expériences et esprits d’entraide, et tous les milliers d’objets externes disponibles qui font la richesse de Max.

Programmations visuelle et traditionnelle
L’autre richesse vient des possibilités immenses de programmation, par la quantité des objets de départ, et par l’adjonction - à côté du paradigme de programmation visuelle - d’une couche de programmation traditionnelle en Javascript et en Java.

Audio
Au niveau audio, on peut quasiment tout faire en Max… les objets MSP et les nombeux externes fournissent un des environnements audio temps réels les plus performants pour expérimenter ou créer des interfaces+processus audio originaux et sophistiqués avec toutes les techniques audio existantes (synthèses addiditive et FM, sampling, granular, composition automatique, spatialisation,…).

Vidéo et 3D
Au niveau video et 3D, la librairie Jitter fournit plus d’une centaine d’objets sophistiqués (entrée/sortie vidéo, record, filtres, compositing, analyses, générateurs, openGL,…). Et comme on a l’audio et la vidéo temps réel dans le même environnement, Max est idéal pour expérimenter les relations sons/images.

Max est un environnement de programmation… même si les principes de base sont simples, il demande un apprentissage certain pour maîtriser sa logique, ses libraires d’objets, et tous les externes… Donc si vous cherchez un logiciel de VJ simple ou de mix audio classique, vous pourrez le programmer en Max, mais cela ira plus vite de trouver un produit tout fait pour cela. Max est intéressant pour concevoir vos propres applications vous permettant de mettre en place vos idées…
Max est commercialisé par Cycling74 (USA) sous license Ircam. Jitter est un produit de Cycling74. Pour Mac et PC.
Prix: environ 800 $ pour Max/Msp/Jitter. Version demo complète valide 30 jours.

Liens:

www.cycling74.com : le site de Cycling74;
www.cycling74.com/forums/: les pages forums;
www.maxobjects.com : base de donnée répertoriant les objects externes;
freesoftware.ircam.fr/… : a brief history of Max;
fr.audiofanzine.com/… : un tutorial Max/Msp
www.idecibel.com/… : un tutorial Max/Msp + Jitter;

Quelques externes intéressants (0 = gratuit):
audio analysis : librairie d’analyse audio perceptuelle de Tristan Jehan (0);
www.electrotap.com : Tap.Tools, audio et video (0 pour version 1.5);
auv-i : librairie optimisée et intuitive d’objets vidéo de Kurt Ralske;
softVNS: la libraire video (motion tracking!) de David Rokeby ;
code : librairie d’utilitaires de Jasch (0);
cv.jit : la librairie computer vision+tracking de J-M Pelletier (0);
xray.jit : la librairie (video,3D, timecube) de Wesley Smith (0);
OSC : les objets OSC, protocole permettant de connecter Max à d’autres applications sur d’autres ordinateurs en réseau (0);

isadora : un max simplifié et prometteur

Wednesday 26 January 2005

Isadora est un environnement de programmation visuelle (à la Max ou PD) récent créé en 2003 par Marc Coniglio de Troika Ranch, une compagnie de danse (USA) qui s’intéresse depuis longtemps aux nouvelles technologies.
C’est simple, facile, assez performant (optimisé altitvec sur G4/Mac), et prometteur. Isadora propose une centaine d’objets (acteurs) pour gèrer le Midi, la vidéo temps réel (playback, video input, compositing, analyse, filter, record,…), un peu d’audio, un début d’openGL, le contrôle+logique+math,… Comparé à Max ou PD, c’est nettement moins complexe, un peu la différence entre Final Cut et iMovie. Comme Isadora est assez récent, la communauté d’utilisateurs est encore réduite, ainsi que les modules externes.

Donc si Max ou PD vous effraient, essayez Isadora, et puis ce n’est pas les outils compliqués qui font nécessairement les bons projets.

Tourne sur Mac et PC (beta), version 1.1 actuellement.
Prix: autour de 350 US$. Version demo complète sauf le ‘Save’.
www.troikatronix.com/isadora.html

Director, les débuts du multimédia

Tuesday 30 November 1999

directorDirector est, avec Hypercard, un des plus vieux environnements “authoring” multimédia. Marc Canter créa le logiciel VideoWorks sur Apple Mac vers 1985 pour que les artistes et les non programmeurs puissent être auteurs, c’est à dire créer du contenu multimédia interactif. VideoWorks fut rebaptisé Director et sera le premier produit de Macromind qui deviendra Macromedia, elle-même rachetant et lançant Flash, aujourd’hui rachetée par Adobe… C’est ainsi la vie dans le monde commercial propriétaire, on meurt, on rachète ou on se fait racheter (à la fin il n’en restera plus qu’une petite poignée, Microsoft, Adobe, Google,…). Quand à Marc Canter, 20 ans plus tard, il comprend toujours vite, intégrant l’esprit open source dans ses activités commerciales, avec sa société Broadbands Mechanics et son Digital Life Style Aggregator…
Dans les années 90, plus de 70% des cd-roms étaient “authorés” avec Director. Aujourd’hui, malgré son format et plugin Shockwave pour Internet, Director est en passe d’être oublié. Pourtant, c’est avec cet environnement que sont apparus les premiers studios multimédias début 90′, les premiers artistes multimédias, programmeurs d’origine ou artistes musiciens/plasticiens, les premiers “interactive designers”, les premiers auteurs tels les frères Miller qui ont créé Myst en 1993 (d’abord sur Hypercard, mais c’est grâce à Director qu’ils ont pu le porter sur PC et connaître le succès).

Director était au départ un programme d’animation orienté “bitmap”, avec une timeline (scénario), des sprites, des keyframes et du tweening, des casts (acteurs) organisés en une base de données de sons et images… Director s’est ensuite enrichi d’un langage de programmation, Lingo, copié sur Hypertalk d’Hypercard, qui lui donna toute sa puissance. Il intégra la vidéo (quicktime, avi) et un mécanisme d’extension fut ajouté, les Xtras, qui comme des plugins permettent d’ajouter des fonctionnalités faites par des tiers (plusieurs centaines). Jusque fin 2000, Director était l’environnement le plus puissant pour réaliser cd-roms multimédias, des présentations (kiosques) et des installations interactives. Encore aujourd’hui, il reste un outil extrêmement efficace même comparé aux dernières versions de Flash dont l’environnement reste chaotique et peu convivial (surtout pour un programmeur).

Technologie propriétaire, très orienté historiquement vers le multimédia commercial des années 90, sans vraie communauté de partage de code telle que celles nées avec Internet (dont Flash comprendra tout l’enjeu), rattrapé par les standards du web (dhtml, javascript, java) qui permettent de plus en plus d’expressions interactives et multimédia, Director garde encore un seul tout petit atout, la 3D, qui permet de réaliser des jeux 3D multiutilisateurs sur Internet ou off-line, sans le coût des moteurs de jeux habituels et dans un langage de plus haut niveau que le C/C++ (au détriment de la performance et flexibilité).

Le site officiel de Adobe/Marcromedia :
www.macromedia.com/software/director

Quelques artistes utilisant Director:

Antoine Schmitt
Lia
Le Ciel est Bleu
Nicolas Clauss
Servovalve

Quelques installations interactives en Director:

Slippery Traces (1996),
Vénus
(1998)
Avatar (2001)
White Square (2002)
Offfcam (2004)
Living Room (2005)
Intimate Transactions (2005)

Xtras utiles:
TrackThemColors de Daniel Rozin (Smoothware) pour gérer une caméra vidéo, avec un analyseur de Blobs (zone connexe d’une image d’une même couleur) simple (que l’on retrouve aujourd’hui dans Myron pour Processing).