Patent Absurdity: how software patents broke the system

22 April 2010

end patentL’absurditĂ© des brevets: comment la brevetabilitĂ© du logiciel casse le système, met en danger les dĂ©veloppeurs, paralyse l’innovation, le progrès technologique et l’industrie.

Un film tout rĂ©cent de Luca Lucarini produit par la Free Software Foundation et tĂ©lĂ©chargeable gratuitement. RĂ©alisĂ© Ă  la veille d’un jugement très attendu aux USA sur le procès Bilski, un des plus grands procès logiciels dont les conclusions risquent d’ĂŞtre dĂ©terminantes pour le futur des brevets.

A voir sur http://patentabsurdity.com/

Travaux Juin 2009: livre augmenté, lilulo, digimp

12 April 2010

Au moins il n’aura pas fallu attendre un an pour que je mette ces 3 vidĂ©os en ligne… C’Ă©tait en juin 2009, pendant les jurys de fin d’annĂ©e oĂą quelques Ă©tudiants alors en 3ieme bachelor prĂ©sentaient leurs travaux.

influenza_twitterVincent Evrard y montrait son livre augmenté, étudiant les simulitudes de propagation virale entre le virus de la grippe (influenza) et les messages sur twitter. Plus sur le blog de Vincent.
Video sur dailymotion sur vimeo (meilleur).

liluliVĂ©ronika Usova nous a bien fait rire avec son petit robot, Lilulo, si malheureux enfermĂ© dans son enclos. Mais son bricolage est lui bien sĂ©rieux, avec arduino, lecteur mp3, capteurs divers et recyclage d’un Ă©cran de gsm. Plus sur son blog. Lilulo me rappelle ‘Help Me, projet de Yacine Sebti fait en 2004 avec une petite voiture robotique tournant en rond dans son parc, voir video dans les archives d’iMAL sur YouTube.
Video de Lilulo sur dailymotion sur vimeo (meilleur).

digimpRaphaël Bastide avec le saxophoniste Gaspard Jiercé nous a joué cette improvisation sons & images, résultat de son projet Digimp, instrument de création visuelle pour un dialogue live entre musiciens et artistes visuels. Plus sur le site de Raphaël.
Video sur dailymotion sur vimeo (meilleur).

Social Collider, Chrome experiments

19 January 2010

social colliderSocial Collider est un projet en ligne de Karsten Schmidt (aka toxi) et Sascha Pohflepp crĂ©Ă© en 2009 et proposant une visualisation originale des connexions entre conversations sur Twitter. Projet original aussi dans sa mise en oeuvre puisqu’il est entièrement Ă©crit en JavaScript dans le cadre de la collection Chrome Experiments initiĂ©e par Google pour tester les possibilitĂ©s de Chrome, son nouveau navigateur web.

Chrome est un des instruments de Google pour mener Ă  la disparition des logiciels tels qu’on les connait installĂ©s sur votre disque dur et imposer le navigateur web comme structure d’accueil de toutes applications venant de serveurs en ligne, des plus simples au plus complexes.

Social Collider est un instrument mĂ©taphorique qui pourrait ĂŞtre utilisĂ© pour voir comment naissent et se propagent les memes” dixit toxi sur son blog. A lire l’article dĂ©taillant le projet, son approche, ses faiblesses.

Le site du projet: socialcollider.net

make money not art with a bit of sex and tech…

8 January 2010

photo mosaic luiCette semaine Ă  Bruxelles avait lieu une vente d’oeuvres d’artistes contemporains au profit d’une organisation d’aide Ă  l’enfance. Cela se passait dans un hĂ´tel de vente très huppĂ©, place du Sablon, et le jour du vernissage de l’expo, tout le gratin aristocrate, mondain et chic de Belgique se pressait autour des petits fours, du champagne et du bric-Ă -brac de photos, peintures, sculptures oĂą trop souvent le pire cĂ´toie le meilleur.

Ainsi, cette photo mosaĂŻque signĂ©e d’une certaine Karen de Mulder digne d’une page d’un magazine Ă©rotique des annĂ©es 70′ et d’une de ces milliers de compositions que l’on trouve sur Internet, s’est vendue trois fois au prix de 8.000 EUR. Faut-il croire au second degrĂ©, se dire que l’artiste a voulu ici rendre service, faire oeuvre facile et bien vendable, tout au bĂ©nĂ©fice de l’organisation de charitĂ© qui organise cette vente? N’en croyez rien, cela semble bien ĂŞtre du premier degrĂ©, très sĂ©rieux et très rentable. On est bien loin des googleramas de Fontcuberta…
Alors pauvres Ă©tudiants en art, pauvres artistes, pourquoi encore hĂ©siter plus s’il vous faut un peu de fric? Prenez un surnom, faites de la merde mĂŞlant un peu de sex et de high-tech, et sans scrupules et avec toute l’arrogance qu’il convient au grand art, vendez la aux riches ou aux parvenus qui aiment cela. Ne vous inquiètez pas: vous ne les volerez pas, cela fera du bien dans votre porte-feuille, et en plus si c’est pour une bonne oeuvre, alors on hĂ©site plus…

Coppola et le Live Cinema

29 December 2009

Silverfish/coppolaCoincĂ© dans l’aĂ©roport de Madrid en attente d’un avion pour les Asturies (Laboral), il ne me reste qu’Ă  Ă©plucher les journaux, et de dĂ©vorer Le Monde et LibĂ© de A Ă  Z. LibĂ© oĂą je trouve cette interview titrĂ©e “Tout est faux et rien n’est inventĂ©” de Francis Ford Coppola Ă  l’occasion de la sortie de son dernier film Tetro.

IntĂ©ressant car elle nous rappelle combien Coppola a toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ© aux technologies dans sa dĂ©marche expĂ©rimentale permanente, jusqu’Ă  fonder en 1969 avec G.Lucas son propre studio Zoetrope oĂą il rechercha comment utiliser la vidĂ©o pour un processus de production plus crĂ©atif, fluide et direct (voir son Silverfish, vĂ©ritable control room mobile). Mais aussi de lire sa vision du futur du cinĂ©ma Ă  l’ère du piratage et du DVD. Extraits choisis:

J’ai longtemps eu l’instinct que le cinéma ne pouvait pas s’en tenir à cette forme mécaniquement morte. Qu’il fallait rêver à autre chose, à un «live cinéma». Ce fut le projet initial de Coup de cœur [One From the Heart, 1982, le film qui a causé la ruine des studios Zootrope, ndlr].

Il y a dans l’air quelque chose d’intéressant en ce moment pour le cinéma. Comme le piratage, qu’on ne pourra pas arrêter. Tout est devenu reproductible. J’en reviens encore à mon «live cinéma», le digital ouvre des horizons, le cinéma devient malléable. C’est la première fois que j’en parle, mais j’ai envie d’un film qui serait différent d’un jour à l’autre, le film projeté le lundi ne serait pas le même que celui du vendredi. Une forme malléable enfin vivante, que je pourrais contrôler depuis chez moi, et envoyer à autant d’écrans que je veux : c’est ça le miracle du digital, pas de faire voler Superman. Il faut tirer le digital vers une forme sur laquelle on pourrait intervenir de jour en jour au moment de la projection. Seul le «live», l’expérience unique peut contrer le DVD.

PlayList Ă  Laboral: 8-bit / chiptune

29 December 2009

PlayList LaboralJe reviens de mon dernier voyage de l’annĂ©e, du centre d’art Laboral (Gijon, SP) oĂą j’Ă©tais invitĂ© Ă  l’ouverture de l’expo PlayList conçue par mon collègue Domenico Quaranta (avec qui j’avais fait Holy Fire en 2008). Pas de chance, je suis parti le vendredi 28, le jour oĂą Zaventem Ă©tait recouvert de neige. Jamais j’aurais imaginĂ© que 2 ou 3 petits centimètres de poudreuse pouvaient paralyser Ă  ce point un grand aĂ©roport international (dans un monde si technologique, les pistes ne sont-elles pas chauffĂ©es Ă©lectriquement?). J’en fus quitte pour des heures d’attente, de queues interminables, une nuit forcĂ©e Ă  Madrid, et bien sĂ»r j’ai complètement ratĂ© l’ouverture et le concert audio/video de VJvisualoop

Mais qu’Ă  cela ne tienne, arrivĂ© de bonne heure Samedi, j’ai pu visiter Ă  mon aise PlayList, expo sur le mouvement ‘8-bit’ et la musique chiptune (c’est Ă  dire gĂ©nĂ©rĂ©e en programmant directement des ‘chips’ ou processeurs simples sur une seule puce).

Si les artistes 8-bit/chiptune recyclent avec joie les veilles consoles de jeux (GameBoy, NES,…) et ordis des annĂ©es 70 ou 80 (Atari, C64 ou ZX Spectrum), ce n’est pas juste par nostalgie de leurs jouets d’enfance, ou par goĂ»t de la prouesse technique de programmer en assembleur un chip de 4k de RAM (la scène des dĂ©mos n’est pas loin). Il s’agit bien plus d’une attitude subversive, du refus de l’obsolescence planifiĂ©e, de cette sociĂ©tĂ© de consommation obligeant sans cesse Ă  acheter la nouvelle gĂ©nĂ©ration de machines alors que le potentiel des anciennes est loin d’ĂŞtre Ă©puisĂ©, que leurs utopies sont loin d’avoir Ă©tĂ© vĂ©cues,…
Comme le dit Bruce Sterling, nous sommes dans l’Ă©re des ‘Dead Media’, du recyclage permanent. Ou comme l’aurait dit en 2003 (Wired) Malcom McLaren, le manager des Sex Pistols, les musiciens chiptune sont les punks d’aujoud’hui. Ou encore, comme l’a Ă©crit Walter Benjamin, ce n’est que lorsqu’un mĂ©dia devient obsolète, que l’utopie qui l’accompagnait lors de sa naissance peut enfin se rĂ©vĂ©ler car il est alors libĂ©rĂ© des contraintes d’utilitarisme, de commoditĂ© et de professionnalisme qui l’emprisonnait.

Le catalogue explore bien mieux que cet article tout ce mouvement 8-bit/chiptune et ses implications artistiques, culturelles et politiques. C’est un remarquable ouvrage avec de nombreux textes de rĂ©fĂ©rence (de Matteo Bittanti, Kevin Driscoll, Joshua Diaz, Ed Halter, Domenico Quaranta), une riche bibliographie, une discographie (avec les graphiques des pochettes de disque) et un CD mp3.

1bit symphonyL’exposition prĂ©sente aussi bien des travaux purement audio que des animations programmĂ©es sur vieux ordis (voir par ex. sur YouTube celles de Mike Johnston/Mike in Mono sur ZX spectrum) ou en Flash (celles de Raquel Meyers dans le pur style 8-bit), des installations ou dispositifs (comme le fameux Vinylvideo de Gebhard SengmĂĽller), des documents sur les communautĂ©s microbuilder.com et micromusic.net, ou des objets sonores tels que le superbe 1-Bit Symphony de Tristan Perich proposant dans un boitier CD standard, un micro-circuit gĂ©nĂ©rant sur une programmation en 1 bit une symphonie en 5 mouvements.

Artistes:

Paul B. Davis (UK), Jeff Donaldson / NoteNdo (DE), Dragan Espenschied (DE), Gino Esposto / Micromusic.net (CH), Gijs Gieskes (NL), André Gonçalves (PT), Mike Johnston / Mike in Mono (UK), Joey Mariano / Animal Style (US), Raquel Meyers (SP), Mikro Orchestra (PL), Don Miller / No-carrier (US), Jeremiah Johnson / Nullsleep (US), Tristan Perich (US), Rabato (SP), Gebhard Sengmüller (AT), Alexei Shulgin (RU), Paul Slocum (USA), Tonylight (IT), VjVISUALOOP (IT).

Liens:
- le site de l’expo PlayList et son catalogue en pdf.
- les photos de Domenico Quaranta et RĂ©gine Debatty.
- le site de Domenico Quaranta.
- voir aussi le film “8 bit Movie: a documentary about art and video games” projetĂ© Ă  Art+Game (iMAL, 2006).

Decode / Recode : appel Ă  propositions

15 December 2009

decode/recodeLe Victorial & Albert Museum, vĂ©nĂ©rable musĂ©e d’art et design de Londres, propose actuellement l’expo Decode, digital design sensations, avec des oeuvres illustrant “les derniers dĂ©veloppements en design digital et interactif, allant de travaux sur Ă©cran Ă  de grandes installations interactives. On y voit des artistes tels que Daniel Brown, Golan Levin, Daniel Rozin, Troika and Karsten Schmidt proposant des pièces anciennes ou crĂ©Ă©es pour l’occasion. Trois thèmes sont explorĂ©s: Code, Interactivity et Network.

Notez que dans la communication de cette expo, on se garde bien de parler d’art: on reste dans le design, l’art appliquĂ©. Pourquoi? Peur de la confrontation avec le monde de l’art?

Recoder le travail de Karsten Schmidt
Fait intĂ©ressant, un des artistes, ici Karsten Schmitd, propose le code source de son travail et invite Ă  le modifier. Les travaux ainsi gĂ©nĂ©rĂ©s sont exposĂ©s sur le site, et auront peut-ĂŞtre la chance (?) d’Ă©tre diffusĂ©s sur le rĂ©seau TV du mĂ©tro londonien… Le code est en Processing et utilise Ă  fond opengl et les shaders.
Plus d’infos sur l’appel Recode ici.

Ready for the Internet of Things?

8 December 2009

IoT at iMALPresque simultanĂ©ment, 2 sĂ©minaires se tenaient la semaine dernière sur l’Internet des Choses: un (Are you Ready for the Internet of Things?) Ă  iMAL, Bruxelles et l’autre Ă  Paris au Centre national des arts et mĂ©tiers. Sujet chaud car c’est bien de l’avenir d’une certaine infrastructure technologique dont il s’agit, ces intelligence et informatique ambiantes riches de nouvelles possibilitĂ©s mais aussi lourdes de dangers.

Sur le colloque de Paris, consulter l’article du Monde ou encore ceux sur InternetActu.net (article 1 et article 2).

A Bruxelles, le workshop Are you Ready for the Internet of Things? Ă  iMAL Ă©tait organisĂ© par Rob Van Kranenbourg et produit par Council et Tinker.it, la sociĂ©tĂ© commerciale construite autour de l’Arduino. Voir le rapport, la liste des invitĂ©s et toutes les infos sur les organisateurs sur www.theinternetofthings.eu.

Avec plus de 100 participants venus de toute l’Europe, Rob a rĂ©ussi son pari audacieux de rĂ©unir des publics très diffĂ©rents qui habituellement ne se rencontrent pas: Ă  la fois des industriels, des managers de la Commission europĂ©enne, des architectes, designers, scientifiques, ingĂ©nieurs mais aussi des artistes, des activistes et des hackers pour discuter librement sur le futur des infrastructures technologiques et cadres lĂ©gaux et politiques Ă  mettre en place pour un dĂ©veloppement harmonieux, ouvert et utile de l’IoT.

Quelques-uns des invités:
- Usman Haque avec entre autres son projet Pachube,
- l’activiste hacker et mĂ©dia artiste Jaromil qui a prĂ©sentĂ© le projet www.f1x.eu (alerte libre - non censurable - basĂ©e sur twitter) ainsi que la Charter for Innovation, Creativity and Access to Knowledge,
- MĂ©lanie Rieback et son RFID Guardian,
- Karmen Franinovic et ses nombreux projets dans l’espace public,
- Karim Amrani et ses jeux augmentĂ©s (son Zermooma, ou ‘le monde virtuel dans l’espace physique’),
- des participants venus parfois de bien loin, comme l’artiste designer finlandais Tuomo Tammenpää (voir son TileToy et son blog misusage.org) un des initiateurs de l’Open Hardware and Design Alliance, un des rĂ©sultats du GOSH! summit.

IoT by RobSur le sujet ‘Internet of Things’ et ses implications socio-politiques, voir wikipedia, le Spime de Bruce Sterling ou encore consulter le livre ‘The Internet of Things’ Ă©crit par Rob Van Kranenbourg et gratuitement tĂ©lĂ©chargeable ici.

Quelques Ă©tudiants de l’Erg en Arts NumĂ©riques on jouĂ© les reporters tout au long de cette journĂ©e: voir le blog qu’ils ont rĂ©alisĂ© (merci Ă  RaphaĂ«l, Vincent, David - super la vidĂ©o et les interviews de Karim Amrani et Tuomo Tammenpää). De mĂŞme, on retrouvera les interventions de la soirĂ©e publique dans les archives des streams vidĂ©o d’iMAL.

Novembre surchargé!

3 November 2009

nov09Novembre 09 est dĂ©cidĂ©ment très riche pour les arts numĂ©riques… Presque trop.
Longue liste:

- Post-flux au Bozar, 6-7-8/11
- ouverture de l’expo Chapter 1 - The Discovery Ă  iMAL, 12/11
- ouverture de l’expo Fantastic lllusions Ă  Courtrai, 13/11
- Discontrol Party au festival Next, Valenciennes, 20/11 (une navette de bus partira de iMAL Ă  20h00);
- ouverture du festival Cimatics du 20-29/11 avec entre autres Video Vortex V le 20-21/11 Ă  l’Atomium. Voir le programme complet en ligne.
- SHARE BRU le 24/11 Ă  iMAL
- Marché international des Arts Numériques pendant Cimatics aux Brigittines, 27-28/11
- Ă  Eindhoven, festival GLOW (Light in Art and Architecture) avec entre autres l’installation Access de Marie Sester et aussi Rafael Lozano Hemmer, 6-15/11.

Et j’ai certainement oubliĂ© quelque chose…

Workshop WJ-S: videos et photos

3 November 2009

wj-sLe workshop WJ-S s’est terminĂ© Ă  iMAL ce vendredi 23/10 par une soirĂ©e d’une douzaine de performances de remix web. Les archives du streaming vidĂ©o sont accessibles sur ustream.tv, plus prĂ©cisĂ©ment:

- WJ-S part 1: Veronika Usova, Yannick Antoine, David Caruana.
- WJ-S part 2: Danny Devos, Lucille Calmel.
- WJ-S part 3: Koen Theys, Michel Asselmaker, Pascale Barret, Raphael Bastide, François Detemmerman, Vincent Evrard.
- WJ-S part 4: Vincent Evrard.

Pour les photos, voir par exemple:

- le stream flickr d’iMAL
- celles d’Anne Roquigny sur Picassa
- celles de Raph sur Picassa
- celles de Vincent sur Picassa
- celles de Marc Wathieu sur Flickr

Merci Ă  tous!

Exercice début 2009-2010: hybridation

1 October 2009

looking for Mr.GoodbarComme thème d’exercice pour ce premier quadrimestre 2009-2010, je vous propose de travailler sur l’hybridation entre monde d’internet et monde physique, oĂą comment de plus en plus les contenus, activitĂ©s et pratiques sociales du rĂ©seau percolent dans la vie quotidienne hors rĂ©seau, comment ils se matĂ©rialisent ou apparaissent dans l’environnement physique (urbain, public ou privĂ©,…) sous formes d’objets ou de comportements, et comment parfois actions et objets du monde physique influent sur ce monde en ligne.

Quelques exemples de projets artistiques:

- Alerting Infrastructure de Jonah Brucker-Cohen
- Buttons de Sasha Pohflepp
- The Gate de Yves Bernard et Yannick Antoine
- Vanity Ring, Pulse et Roermond-Ecke-Schonhauser de Markus Kison
- plusieurs projets de Aram Bartholl tels que Chat ou Friends
- Looking for Mr. Goodbar de Michelle Terran (video sur vimeo), voir aussi ses autres projets
- Where is your art? (twitter robots)
- Physical YouTube Jukebox
- OFFFCAM de Yves Bernard et Walter Verdin
- Liberate Your Avatar de Paul Sermon

Voir aussi le workshop Hybrid Scrapyard donné par Jonah Brucker-Cohen à iMAL avec entre autres le projet de Stéphane Noel.

Comme les exemples le montrent, votre projet peut ĂŞtre une installation, un site web, une performance, une intervention dans la ville,… Bien sĂ»r, on a pas trop de temps, mais au bout de l’exercice, il faudrait un concept super bien expliquĂ© et prĂ©sentĂ©, une dĂ©mo et pour les plus expĂ©rimentĂ©s d’entre vous (ceux en Master 1) un prototype fonctionnel… Remise du travail final: mi-janvier 2010.

Et n’oubliez pas le workshop WJ-S par Anne Roquigny du lundi 19 au vendredi 23 Octobre qui approfondit ce thème de l’hybridation dans le domaine de la performance avec les flux web du rĂ©seau.

Goollery - galerie de projets utilisant Google

9 September 2009

VanityRingGoollery (www.goollery.org) est un site web collectionnant les projets utilisant Google et tous ses outils tels que Google Search, Maps, Earth, Chrome, SketchUp, Translate, Android, Calendar, YouTube, ou encore la marque Google.

La plupart des projets utilisent les interfaces de programmation de ces diffĂ©rentes applications (API) et dĂ©montrent comment on peut utiliser ou dĂ©tourner les technologies Google, souvent pour des usages pratiques (ex. RoofRay pour calculer l’Ă©nergie solaire que vous pouvez rĂ©cupĂ©rer du toit de votre maison) ou gadgets (ex. Toogle), mais c’est parfois plus imaginatif (ex. VanityRing de Markus Kison qui a entre autres commis un autre très beau projet Roermond-Ecke-Schönhauser croisant internet et monde physique).

online Media Art History

8 September 2009

mediarchiveJusqu’il y a quelques annĂ©es, on trouvait peu de sources documentaires audiovisuelles en ligne sur les arts technologiques (ou mĂ©diatiques hors vidĂ©o). Paradoxe car finalement pour dĂ©crire ces arts basĂ©s sur le temps et les processus, rien ne vaut une documentation multimĂ©dia. A part quelques cd-roms avec parfois des documents vidĂ©o (comme l’excellent ‘ActualitĂ© du virtuel’, proceedings multimĂ©dia de la Revue Virtuelle du Centre Pompidou Ă©ditĂ© en 1996), on ne trouvait alors pas grand chose sur Internet.

Avec Ars Electronica qui bat son plein Ă  Linz, je dĂ©couvre les Archives d’Ars Electronica proposant 25 ans de documentation sur le festival, les prix, les projets, les artistes… Une bonne occasion pour remettre Ă  jour une liste de sites de ressources documentaires sur l’histoire des arts mĂ©diatiques qui s’Ă©paissit de jour en jour. Et aussi d’explorer les diffĂ©rents designs des “archives browsers” et autres interfaces utilisateurs pour naviguer dans ces bases hypermĂ©dia.
- V2_ archive: toutes les activitĂ©s de V2_ depuis 1993 avec les projets, les festivals et nombreuses vidĂ©os sur les oeuvres et interviews d’artistes. Conception impeccable.
- netzspannung.org : database of media arts & electronic cultures. Voir son MediaFlow browser.
- Media Art Net : ou medienkunstnetz.de
- Database of Virtual Art : documente l’art des installations numĂ©riques.
- Media Art Histories Archives: archiving the Histories of Media Art, Science and Technology
- compArt DaDA : axée dans un premier temps sur les débuts des digital arts, de 1950 à 1979 (added 26/3/2010).
- GAMA media art archive, un projet europĂ©en proposant les archives sur les arts mĂ©diatiques de 8 institutions europĂ©ennes dont Argos (BE) et Ars Electronica. Mais attention, ici ‘mĂ©diatiques’ ne signifie pas toujours ‘new media’ mais souvent ‘vidĂ©o.

Les artistes aussi postent de plus en plus des documentations vidéos de leurs travaux sur YouTube, Vimeo ou autres. Voir par exemple, David Rokeby et ses vidéos sur YouTube.

La Fondation Daniel Langlois Ă  MontrĂ©al travaille en rĂ©coltant la documentations sur les oeuvres et en en constituant des dossiers dans un souci de prĂ©servation mais que l’on commence Ă  trouver en ligne. Ils sont composĂ©s d’interviews, documents de l’artiste, textes sur le contexte, fiches techniques dĂ©taillĂ©es. Voir par exemple les dossiers en ligne sur:
- Rafael Lozano-Hemmer, Subtitled Public (2005)
- David Rokeby, Machine for Taking Time
- David Rokeby, The Giver of Names (1991-)

ArchĂ©ologie: Aspects, le Computer dans l’Art Visuel - 1981

9 June 2009

AspectsOn trouve de tout aux Puces de Bruxelles… Comme par exemple ce bouquin de 1981 Ă©crit par Roger Coqart: Aspecten, de Computer in de Visuele Kunst, et publiĂ© Ă  Bruxelles par le disparu “International Centrum voor Structuuranalyse en Constructivisme”. C’est en 3 langues (NL, EN, FR) avec des articles d’introduction de Herbert Franke, Robert Mallary (Six Levels of Cybernetic Sculpture), Aaron Marcus (A Computer Graphics Course for the Two Cultures), François Molnar (CrĂ©ation par ordinateur ou crĂ©ation assistĂ©e par ordinateur), Harold Cohen (Parallel to Perception: Some Notes on the Problem of Machine-Generated Art). Vient ensuite la prĂ©sentation de 23 artistes du monde entier parmi lesquels figurent pas mal de noms que je connaissais pas:

Colette & Charles Bangert (USA), Manuel Barbadillo (ES - voir aussi le site atariarchives.org), Klaus Basset (DE - voir le pdf “Visual Intelligence, First Decade of Computer Art, 1965-75″ ou sa version texte ici), Groupe de Belfort (FR), Peter Beyls (BE), Harold Cohen (USA), Roger Coqart (BE), Herbert W. Franke (DE), Julius Guest (AUS), Sozo Hashimoto (JP), Miljenko Horvat (CDN), William Kolomijec (USA), Ruth Leavitt (USA), Robert Mallary (USA), Aaon Marcus (USA), Manfred Mohr (DE), Vera Molnar (FR), Duane Palyka (USA), Reiner Schneeberger (DE), Lilian Schwartz (USA), Christopher Tyler (GB), Edvard Zajec (YU), Vilkjo Ziljak (YU)

La bibliographie compte plus de 40 pages!

Alors bien sĂ»r, Ă  cette Ă©poque, la plupart des travaux sont du ‘computer drawing’ sur papier mĂŞme si quelques uns tâtent des CRT et mĂŞme des environnements virtuels. Mais les questions et problĂ©matiques sont elles toujours lĂ … IntĂ©ressants de voir ce que certains de ces artistes (ou ingĂ©nieurs ou inventeurs) sont devenus et d’autres sont inexistants sur le web.

Quelques autres sites:
atariarchives.org, Artist and Computer
Early beginnings of (digital) computer art
I am Still Alive, Computer Art from the MCA Zagreb collection
Digital Art Museum, Berlin
le pdf “Visual Intelligence, First Decade of Computer Art, 1965-75″ de Frank Dietrich.

STRP festival : Art of a post-digital age, Granular Synthesis

23 March 2009

strpLe festival d’art et technologie STRP d’Eindhoven s’ouvre ce 2 avril jusqu’au 13. Au dĂ©part centrĂ© musiques Ă©lectroniques sur un week-end, il se tourne rĂ©solument vers les arts mĂ©diatiques en proposant une grande exposition et des performances qui s’Ă©talent sur près de 10 jours. Et quelle expo avec pour la première fois, une grande rĂ©trospective de Granular Synthesis. Une occasion probablement unique en Europe de voir les installations et performances du duo Ulf Langheinrich et Kurt Hentschlaeger.

A cĂ´tĂ© de Granular Synthesis, on trouvera aussi l’expo Kiosk, artifacts of a post-digital age dont j’ai assurĂ© le commissariat avec Domenico Quaranta. Kiosk est une des nombreuses suites de l’exposition Holy Fire, art of the digital age que nous avions organisĂ©e Ă  iMAL en 2008. Kiosk propose des oeuvres de Boredomresearch (UK), Jim Campbell (USA), Alessandro Capozzo and Katja Noppes (IT/USA), Driessens & Verstappen (NL), LAb[au] (BE), Golan Levin (USA), Olia Lialina & Dragan Espenschied (RU+DE), Manfred Mohr (DE), Mark Napier (USA), Bjön SchĂĽlke (DE), Yacine Sebti (BE), Sakurako Shimizu (USA), Alexei Shulgin & Aristarkh Chernyshev (RU), Tonylight (Antonio Cavadini, IT), Siebren Versteeg (USA), Peter Vogel (DE), Marius Watz (NO).
Tout sur le STRP festival sur www.strp.nl